Né à Rouen le 31 août 1976, le jeune Vincent Delerm a aujourd'hui du mal à cacher ses origines, même si celles-ci sont loin de le desservir. Fils de l'écrivain Philippe Delerm dont le treizième ouvrage, "La première gorgée de bière", s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires, Vincent se défend d'avoir usé de la notoriété paternelle pour devenir célèbre.
Collégien, il craque paradoxalement pour des groupes très branchés et aux antipodes de ses futures créations (The Cure, Joy Division, In The Nursery, Madness ou The Smiths). Son amour pour le piano n'est par conséquent que très tardif, alors qu'il rentre au lycée. Durant ces années adolescentes, il fréquente également les milieux artistiques, consacrant son année de Première à l'étude du piano, en hommage à William Sheller ou Barbara dont il admire le travail.
Alors qu'il entame des études de Lettres Modernes à l'Université de Rouen (une ville dans laquelle il avoue aimer "s'emmerder"), il teste ses premières chansons sur scène, toujours à Rouen, devant vingt personnes. Nous sommes en février 1998, et sans jamais abandonner l'idée de devenir chanteur, il poursuit ses études jusqu'à la Maîtrise de Lettres.
Un heureux concours de circonstances fait basculer sa vie: Vincent sollicite le comédien François Morel, qu'il sait grand amateur de musique. Surprise ! Ce dernier l'invite sur France Inter pour interpréter un de ses titres et le bouche-à-oreille fait le reste.
Comble de l'inattendu, il remporte, à seulement 26 ans, la Victoire de la Musique 2003 de la Révélation de l'année, raflant la mise à Bénabar et Sanseverino. Sur scène, en toute simplicité, il improvise de nouvelles chansons, pour un deuxième album qu'il souhaiterait voir sortir début 2004.